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Pierre Gliubich à travers les âges
Written by sylvie   

Nous savons que Pierre Gliubich est le troisième et dernier des enfants de Antoine Gliubich et Elizabeth Abbott.

Le reste de la fratrie se composait de Gaspard, qui décèdera en 1793 et Hanne qui décèdera en 1802, peu après la mort de son père, six mois après le remariage de sa mère.

Pour aucun de ces enfants, nous ne disposons d’acte de naissance ou de baptême. En revanche les actes de décès sont recueillis dans les enregistrements de la paroisse de l’immaculée Conception. Ils sont donc catholiques.
Antoine Gliubich, leur père, avait expressément stipulé dans son testament qu’en cas de renonciation à cette foi, des sanctions financières seraient prises, leur retirant le bénéfice de leur héritage.

L’âge de Pierre

1858Pierre était né vers 1796, si l’on en croit son acte de décès. Toutefois, on peut en douter, pour les raisons que nous allons indiquer ci-après.

       Selon les dispositions prises par son père, Pierre devait être envoyé faire ses études en Europe dés l’âge de 10ans.  C’est le lycée Louis-le-Grand qui l’accueille comme pensionnaire à Paris, de 1804 à 1807. Il n’aurait donc que 8 ans à son départ, et 11 à son retour. Les certificats obtenus permettent de douter qu’un enfant de 11 ans ait terminé ses études en turc, latin, français, dessin… le tout de manière sage et honnête.

Il travaille dés 1808 dans la maison de commerce de son beau-père, et on trouve mention de son futur mariage dés le mois de décembre 1810,  lequel semble avoir lieu en 1811. Quel enfant précoce, probablement un surdoué…mais dénué de toute moralité car il prétend épouser la cousine germaine de sa mère.

Les choses se compliquent encore avec un courrier du Consul de France de 1816, qui révèle qu’il est âgé de 24 ans. Ceci nous conduit donc à estimer qu’il est né en 1792, position qui nous semble plus réaliste, quitte à décevoir sur les vérités énoncés dans les écrits des Eglises.

La question de l’identité nationale

Antoine, son père, est noté « ragusois » dans les actes, c'est-à-dire ressortissant de Raguse. Il n’est toutefois pas certain qu’il y soit né. Nous avons vu qu’il avait de forts liens avec Venise, lesquels résultent de l’histoire commune de ces deux Républiques. L’état de son fils Pierre au plan de sa nationalité sera encore plus ambigu.

Le remariage de sa mère avec un commerçant français qui l’a élevé, son éducation parisienne, sa fonction dans la maison de commerce de son beau père et enfin  le commerce qu’il entretient personnellement avec Marseille, toute sa culture le porte vers la France dont il aimerait bien obtenir la nationalité.
Les différents consuls de France se sont évertués à lui obtenir cette faveur. Il fut employé par le Consulat comme interprète et on fit appel à ses services dans des missions délicates.
Il resta inscrit sur la liste des « protégés français », malgré les interdictions, puis comme « provisoirement protégé français »,  mais la France ne lui accorda jamais cette nationalité tant convoitée.

 Un cas de rapprochement familial

Au fil des pages nous avons rencontré cette graphie sur des actes de baptèmes, qui nous semblait indiscutablement, d'une part appartenir au même personnage, et d’autre part à l’un des nôtres. Mais lequel? En l'absence de prénom, il était difficile de se prononcer. 

 

 


Malheureusement, jamais l’individu n’était cité dans l’acte, et il nous était impossible de l’attribuer de manière certaine à notre Pierre. Nous en mourrions d’envie, cependant.

L’acte de 1837 révèle sa présence lors de la naissance d’une petite Pascalin, dont la mère était une Parsy. Nous avions bien quelques Parsy, par là dans nos tablettes, mais rien de bien significatif, n’étant que des alliés.

L’acte de 1838, le baptême d’une petite Rosine Terenzio nous permet de constater que la maman est née Elisa Gliubich. Mais nous ne connaissions absolument pas cette dame, nous ne l’avions jamais rencontrée.

En 1849, on le rencontre lors du baptême de Antoine Saridaki fils d’Emmanuel, et dont la maman est Fanny Gliubich, dont nous savons qu’elle est fille de Pierre. Ca, c’est à nous, indiscutablement.

En 1852, dans la même famille, nait Rose Marie. Nous retrouvons la signature Gliubich non attribuée.

En 1854  naissent Rose Françoise, chez les mêmes, et François dans un couple Astolfi-Gliubich. C’est probablement une épidémie de grossesses, la Signature est là, mystérieuse mais de moins en moins, mais toujours sans prénom.

Ce n’est qu’en 1858 qu’enfin, nous obtenons la certitude que Pierre est l’auteur de ces œuvres. Il est désigné comme parrain d’Elise Rosine Saridaki dont la maman est la courageuse Fanny, et cela lui vaut donc d’être cité entièrement dans l’acte.

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Le rapprochement est enfin établi entre la signature orpheline et son titulaire !