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Femmes en ligne ... Cannella Abbot
Written by sylvie   

Femmes en ligne…Maria-Cannella Abbott

Maria Cannella voit le jour vers 1791, elle est fille de Bartholomew Edward et Sarah Anartary. Elle épouse Pierre Gliubich en deux étapes.

Des liens familiaux multiples
Du fait de ce mariage, elle devient la belle-fille de sa cousine germaine, Elizabeth, mère de Pierre l’époux.
L’ancêtre commun est Peter Abbott, le grand-père. Parmi ses fils, Jaspers père d’Elizabeth, et Bartholomew Edward père de Maria-Cannella sont frères.
Bien plus jeune que sa cousine/belle-mère, Cannella (on l’appelait Cannella…aurait dit Antoine Gliubich si il l’avait connue), est plus âgée que son époux. Il y a 7 ans d’écart entre eux.

Des religions diverses qui s’unissent envers et contre tout ce qui les sépare
Il est difficile de retrouver les documents relatifs aux protagonistes de notre histoire.
Au gré des mariages, les générations d’Abbott, ont pratiqué les principales variantes des religions chrétiennes.
Nous sommes désormais certains que Pierre Gliubich était catholique, et que Cannella, de mère grecque, était chrétienne orthodoxe, tout comme sa cousine/belle-mère. Il nous a fallu des années de recherches avant de trouver les registres, et dans les registres, la date du mariage religieux, le 19 mars 1812. Et nous avons là l’exemple d’un couple moderne. En effet, non seulement ils sont déjà mariés civilement, mais en plus ils sont déjà parents.


Nous savons sans en avoir les détails que le couple a eu des difficultés pour se marier civilement. Clairambault, consul s’informe en 1810 sur les formalités éventuelles dans le cas de parenté entre les époux. Mais ce mariage a certainement dû avoir lieu dans le courant de cette année là, car le bambin est âgé de 4 mois lors de la cérémonie de mariage de Pierre et Cannella.


En fait, ce qui a probablement compliqué la célébration du mariage religieux est la multiplicité des demandes de dispenses.


Il y a en effet :

  • dispense de publication des bans (il est vrai qu’ils étaient déjà mariés…)
  • diispense de consanguinité (il est vrai qu’en droit canon, ils en étaient aux 2e et 3ème degrés de parentés, mais 6ème degré en droit civil français…)
  • dispense de différence de rite (il est vrai qu’il a quand même fallu promettre d’élever les enfants dans la religion à catholique, pratique courante à l’époque…).

L’archevêque de Constantinople a obtenu ces dispenses du pape Pie VII, et elles n’ont été obtenues que de manière très exceptionnelle en vertu d’un « indult » de Sa Sainteté, ce qui montre bien qu’il s’agit d’une faveur très inhabituelle.

Et la vie continue…
En examinant les actes, on peut constater que Cannella a une signature bien formée. On peut en déduire que son éducation lui avait permis de recevoir une instruction lui donnant au moins une certaine autonomie.

cannella 1Nous avions déjà recueilli la signature de Cannella célibataire comme témoin.
Il s’agit de l’acte de baptême de Dominique Michael Choch, le 30 septembre 1801. Cannella avait 16 ans à cette époque.
L’enfant est le fils Joseph Choch, Consul, et de Félicia Chasseaud, la demi-sœur de Cannella par la mère de celle-ci, Sarah Anartary…Ceci nous prouve que les familles se fréquentaient.

cannella 2La signature d’épouse de Cannella ne sera guère différente sur son acte de mariage.
En rapport avec l’article sur les origines et l’évolution du nom Jublich, il faut noter un point intéressant toutefois : elle semble signer Gliubick et non Gliubich, ce qui peut témoigner de la prononciation effective du nom.

cannella 3En 1836, pour le mariage de l’une de ses filles, elle use d’une variante inhabituelle de son prénom : Maria devient Marija.

cannella 4Et en 1848, pour le mariage d’une autre de ses filles, notre Cannella change encore de stratégie et signe simplement Mary C.

 

Nous pouvons toutefois être surs que c’est bien la nôtre. Nous disposons de 2 actes pour ce mariage (voir article Fanny Gliubich). Dans le premier, en Italien, la mère de la mariée est désignée par Maria. Dans le second, recopié en français, elle est Cannella.

Nous ne disposons d’aucun autre acte après 1848. Aucun des actes de baptême de ses petits enfants ne portent sa signature. Il faut considérer que Cannella disparait de la scène à partir de cette époque.